Je publie ceci car j’ai moi-même été victime de ce type d’abus déguisé. Je souhaite prévenir les autres personnes sincères qui voudraient rejoindre ce groupe. Ce n’est pas un groupe transparent : le comportement de l’admin est toxique, manipulateur et silencieux.
Si vous êtes un bon joueur, trop motivé ou simplement différent de leur “noyau dur”, vous serez mis à l’écart sans explication. Aucun dialogue n’est possible. C’est une forme de rejet organisé, qui peut avoir de vraies conséquences mentales pour ceux qui investissent leur temps et leur passion.
Ceci est un témoignage préventif et un acte de vérité. Je prends la plume aujourd’hui, non pas pour régler des comptes, mais pour poser un mot lucide sur une expérience vécue il y a quelques années dans une ligue de football mixte à Paris. Une expérience que j’ai longtemps gardée pour moi, comme beaucoup d’autres qui, peut-être, n’ont jamais osé parler. Ce message n’est ni une plainte ni une attaque gratuite. C’est une mise en lumière, un rappel que même dans les associations à but soi-disant inclusif, certains mécanismes d’exclusion ou de contrôle peuvent se cacher derrière de beaux discours.
Je m’étais inscrit avec beaucoup d’enthousiasme dans cette ligue. Je croyais à un espace sain, ouvert à tous les niveaux, où femmes et hommes pouvaient jouer ensemble, progresser, et partager le plaisir du ballon. Je jouais avec énergie, sérieux, sans animosité. Et oui, j’avais un bon niveau. Est-ce un crime d’être engagé et performant dans un sport qu’on aime ?
Mais très vite, j’ai compris que certaines personnes dans l’organisation ne voyaient pas ça d’un bon œil. On m’a fait comprendre que j’étais “trop fort”, que je “cherchais trop la compétition”, alors même que je respectais les règles et que je faisais gagner mon équipe dans la bonne humeur. Mon équipe mixte d’ailleurs, ne perdait presque aucun match. Est-ce cela qui dérangeait ?
Puis les décisions arbitraires sont tombées. On m’a dit que je ne pouvais plus revenir l’année suivante. Prétexte : soi-disant des retours négatifs de mes coéquipiers, alors que sur le terrain, je n’ai jamais été violent ni irrespectueux. Aucun avertissement, aucun dialogue. Juste un message froid pour me dire que je ne ferai plus partie de la saison suivante. Comme si on rayait un nom sur une liste.
J’ai su plus tard, à travers des témoignages d’autres joueurs, que ce genre de “tri” ciblé n’était pas exceptionnel. Certains joueurs ou joueuses doués étaient systématiquement écartés, déplacés ou muselés. Et derrière ces exclusions, une logique bien connue : garder le contrôle, éviter d’être éclipsé, façonner les équipes à sa convenance. Cela porte un nom : l’abus de pouvoir silencieux. Le vernis associatif ne doit pas servir de masque à l’injustice.
Je n’ai jamais reçu de remerciement, ni d’explication franche. J’ai simplement été mis de côté. Et pourtant, je m’étais inscrit seul, justement pour éviter les tensions. Même dans ces conditions, ce n’était pas suffisant. Peut-être parce que, dans certaines structures, ce n’est pas votre attitude qui dérange, mais simplement votre potentiel.
Aujourd’hui, je me sens prêt à en parler. Car je sais que je ne suis pas le seul. Et peut-être que ce témoignage fera écho chez d’autres qui ont été écartés sans raison valable, qui ont senti ce regard pesant, cette envie de les faire taire sans justification. Peut-être que ça réveillera quelques consciences. Ce que j’ai vécu n’a rien de dramatique, mais c’est profondément injuste. Et ce genre d’injustice répétée, dans le silence, mine la confiance et l’enthousiasme de bien des joueurs.
Je ne cherche pas de retour. Juste que ça reste ici, posé. Pour mémoire. Pour équilibre. Pour vérité.
Et si un jour, un nouveau participant se fait écarter sans comprendre pourquoi… Qu’il sache qu’il n’est pas seul. Et que parfois, ce n’est pas vous le problème, mais l’image que certains ont besoin de contrôler.